
Article de blog numéro 3
Osgood-Schlatter : faut-il vraiment arrêter le sport chez l’adolescent ?
Aujourd’hui au cabinet Cette semaine, nous avons accompagné un jeune sportif présentant une douleur persistante sous le genou depuis plusieurs mois.
Très investi dans son sport, il continuait à jouer malgré la douleur… jusqu’à ce que les symptômes deviennent de plus en plus présents dans son quotidien et ses entraînements.
Comme souvent dans cette pathologie, le problème n’était pas seulement la douleur.
Le vrai enjeu était surtout l’absence d’adaptation progressive des charges et du programme sportif.
⸻
Qu’est-ce que la maladie d’Osgood-Schlatter ?
La maladie d’Osgood-Schlatter est une pathologie de croissance fréquente chez les adolescents sportifs.
La douleur apparaît généralement :
• sous la rotule,
• au niveau de la tubérosité tibiale antérieure (partie haute du tibia),
• là où le tendon rotulien vient s’insérer.
Elle touche particulièrement :
• les jeunes en période de croissance,
• les sports avec sauts, accélérations, changements de direction,
• les jeunes sportifs très actifs.
⸻
Pourquoi cette douleur apparaît-elle ?
Pendant la croissance, les os grandissent rapidement. Les muscles et les tendons doivent continuellement s’adapter à ces changements. Chez certains jeunes sportifs :
• les contraintes sportives augmentent,
• les capacités du tissu deviennent temporairement insuffisantes,
• le tendon et la zone d’insertion deviennent plus sensibles.
Le problème n’est donc pas simplement “un genou fragile”.
C’est souvent un déséquilibre temporaire entre : les charges imposées et la capacité du genou à les tolérer.
⸻
Faut-il arrêter complètement le sport ? Pas forcément.
Pendant longtemps, la prise en charge consistait surtout à :
• arrêter le sport,
• attendre,
• reprendre lorsque la douleur diminuait.
Aujourd’hui, nous savons que l’objectif est plutôt : d’adapter intelligemment les charges pour maintenir le jeune sportif actif autant que possible.
Bouger fait souvent partie du traitement.
⸻
Ce qu’on cherche réellement à faire L’objectif n’est pas seulement de calmer la douleur. Le but est surtout de :
• reconstruire progressivement la tolérance du genou,
• maintenir les capacités physiques,
• conserver une activité sportive adaptée,
• éviter le désengagement du jeune sportif.
⸻
Comment adapter les exercices ? Au début, certains mouvements peuvent être réalisés :
• avec décharge,
• à l’aide d’un TRX,
• de bâtons,
• ou d’un appui des membres supérieurs.
Cela permet de :
• diminuer les contraintes,
• garder le mouvement,
• éviter d’irriter excessivement le genou.
Les amplitudes sont souvent réduites au départ, puis réintroduites progressivement selon la tolérance.
⸻
Isométrique puis reprise dynamique progressive Dans les premières phases, nous favorisons souvent : le travail isométrique
Pourquoi ? Parce qu’il permet :
• de stimuler le tissu,
• de maintenir de la force,
• avec moins d’irritation mécanique.
Puis progressivement :
• les exercices dynamiques,
• les impacts,
• les accélérations,
• et les contraintes sportives sont réintroduits étape par étape.
⸻
La douleur veut-elle dire “danger” ? Non.
Pendant la rééducation, une légère augmentation de douleur peut parfois être acceptable.
Ce que nous surveillons surtout :
• l’intensité,
• l’évolution après l’effort,
• le retour au niveau habituel dans les heures suivantes.
En général, si la douleur revient rapidement à son niveau de base : le tissu a probablement travaillé sans dépasser sa tolérance. Le bon dosage n’est donc pas forcément l’absence totale de douleur.
C’est une charge que le genou est capable de récupérer.
⸻
Maintenir une activité cardio-vasculaire reste essentiel Même lorsqu’il faut réduire certaines contraintes :
• garder une activité physique reste important.
Le maintien d’une activité cardio-vasculaire adaptée permet souvent :
• de conserver les capacités physiques,
• d’améliorer la récupération,
• de soutenir le moral,
• et de limiter le déconditionnement.
⸻
Le rôle essentiel de l’entourage Informer tôt :
• le jeune sportif,
• les parents,
• et parfois l’entraîneur est essentiel.
Comprendre la situation permet souvent :
• de réduire l’inquiétude,
• d’éviter le catastrophisme,
• et de construire une reprise plus sereine.
La prise en charge ne concerne pas seulement le genou. Elle concerne aussi :
• la confiance,
• le vécu du jeune sportif,
• et sa relation au mouvement.
⸻
En conclusion La maladie d’Osgood-Schlatter ne signifie pas forcément :
• arrêt complet,
• repos strict,
• ou fin du sport.
Avec une bonne adaptation :
• des charges,
• des exercices,
• des amplitudes,
• et du volume sportif, il est souvent possible de : continuer à bouger, tout en reconstruisant progressivement la tolérance du genou.
⸻
Besoin d’un accompagnement ? Chez Champel Santé, nous accompagnons les jeunes sportifs avec une approche progressive, individualisée et adaptée à leurs objectifs sportifs. Prenez rendez-vous sur : champelsante.ch