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s’entrainer en vieillissant ?
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2 juin 20264 min de lecture

s’entrainer en vieillissant ?

Ce qui devient de plus en plus important avec l'âge pour continuer à performer

Pendant longtemps, beaucoup de sportifs pensent que vieillir signifie inévitablement perdre en performance.

Pourtant, dans notre pratique quotidienne de physiothérapie du sport à Genève, nous observons une réalité bien différente : les sportifs qui continuent à performer sur le long terme ne sont pas forcément ceux qui s'entraînent le plus, mais ceux qui adaptent intelligemment leur entraînement.

L'objectif n'est pas simplement de continuer à faire du sport.

L'objectif est de continuer à courir, sauter, soulever, explorer et performer le plus longtemps possible.

Voici les quatre éléments qui deviennent progressivement incontournables avec l'âge.


1. L'échauffement et la mobilité : préparer son corps à performer

Avec les années, les tissus deviennent généralement moins tolérants aux contraintes imposées brutalement.

Arriver à l'entraînement et commencer immédiatement par des charges importantes ou des efforts explosifs n'est plus la meilleure stratégie.

Un échauffement efficace devrait inclure :

  • une mobilisation articulaire ciblée ;
  • des exercices dynamiques ;
  • une montée progressive en intensité ;
  • une préparation spécifique aux exercices prévus.

La littérature récente montre que les échauffements dynamiques améliorent la préparation neuromusculaire, les amplitudes articulaires et les performances explosives tout en participant à la réduction du risque de blessure. (PMC)

La mobilité mérite également une attention particulière.

L'objectif n'est pas de devenir plus souple à tout prix mais de conserver les amplitudes nécessaires pour réaliser efficacement les mouvements que vous souhaitez pratiquer.

Quelques minutes consacrées à la mobilité des hanches, des chevilles, du rachis thoracique ou des épaules peuvent avoir un impact important sur la qualité du mouvement et la tolérance à l'entraînement.


2. Gérer le volume sans sacrifier l'intensité

Une erreur fréquente consiste à croire qu'il faut forcément s'entraîner moins en vieillissant.

En réalité, ce n'est pas nécessairement le volume qui pose problème, mais la capacité à récupérer du stress imposé.

Les charges lourdes, les efforts exigeants et les entraînements de qualité restent essentiels pour maintenir :

  • la masse musculaire ;
  • la force ;
  • la densité osseuse ;
  • les capacités fonctionnelles.

Les recommandations actuelles en entraînement de résistance soulignent l'importance de conserver des intensités suffisantes tout au long de la vie pour optimiser les adaptations musculaires et fonctionnelles. (Lippincott Journals)

La question n'est donc pas :

"Puis-je faire plus ?"

Mais plutôt :

"Puis-je récupérer de ce que je fais ?"

Le bon entraînement est celui qui génère une adaptation sans dépasser durablement votre capacité de récupération.


3. Prendre en compte le stress global et la récupération

Le corps ne fait pas la différence entre les différentes sources de stress.

Une séance difficile.

Une mauvaise nuit.

Une semaine professionnelle chargée.

Une période émotionnellement compliquée.

Tout s'additionne.

Votre capacité à tolérer les contraintes mécaniques varie constamment en fonction de votre récupération.

C'est pourquoi deux séances identiques peuvent produire des résultats très différents selon votre état du moment.

Chez les sportifs que nous accompagnons à Genève, nous analysons régulièrement :

  • la qualité du sommeil ;
  • la fatigue perçue ;
  • la charge professionnelle ;
  • le niveau de stress ;
  • les douleurs persistantes ;
  • la récupération entre les séances.

L'objectif est simple : adapter la charge d'entraînement à la capacité d'adaptation réelle du corps.

Une bonne programmation n'est pas rigide.

Elle évolue en fonction de l'athlète.


4. Continuer à entraîner sa puissance

Parmi toutes les qualités physiques, la puissance est l'une de celles qui tend à diminuer le plus rapidement lorsqu'elle n'est plus stimulée.

La puissance représente la capacité à produire de la force rapidement.

Elle intervient dans :

  • les sprints ;
  • les changements de direction ;
  • les sauts ;
  • la course à pied ;
  • les activités sportives du quotidien.

Les recherches récentes montrent que l'entraînement de la puissance améliore les capacités neuromusculaires et fonctionnelles, même chez les adultes plus âgés. (JAMA Network)

Il n'est pas nécessaire de compliquer les choses.

Quelques exercices simples peuvent suffire :

  • sauts ;
  • bonds ;
  • accélérations ;
  • lancers ;
  • mouvements explosifs avec charges légères à modérées.

Le système nerveux a besoin de ce type de stimulation pour conserver ses capacités.

Ce que l'on cesse d'entraîner finit progressivement par disparaître.


Le vrai objectif : performer longtemps

Vieillir n'est pas le problème.

Ne pas adapter son entraînement l'est.

L'objectif n'est pas de s'entraîner plus.

L'objectif est de s'entraîner plus intelligemment.

Un entraînement bien construit doit vous permettre de continuer à :

  • courir ;
  • soulever ;
  • sauter ;
  • pratiquer votre sport ;
  • relever de nouveaux défis ;

le plus longtemps possible.

Chez Champel Santé à Genève, nous accompagnons les sportifs de tous niveaux dans l'optimisation de leur entraînement, la prévention des blessures, la rééducation et la performance à long terme.

Parce que la meilleure performance n'est pas celle que vous réalisez aujourd'hui.

C'est celle que vous êtes encore capable de réaliser dans plusieurs années.